Architecture, l'esprit du lieu

Un impeccable « deux en un » signé Vincent Eschalier

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Par Sipane Hoh, le 16 septembre 2025.
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© Axel Dahl

Un emplacement prestigieux, un programme complexe et un projet majestueux. À Paris, le Studio Vincent Eschalier unifie deux bâtiments distincts pour réaliser un immeuble de bureaux aux lignes pures et aux intérieurs gracieux. Une exceptionnelle ambiance mise à disposition pour un bien-être au travail.

Dans le 17e arrondissement parisien, l’avenue de Villiers comporte des édifices remarquables dont les deux immeubles que le Studio Vincent Eschalier a réhabilités avec une grande habileté pour un résultat exceptionnel. Le contexte était difficile : le bâtiment de six étages, datant des années 1800, d’un style néo-gothique habillé de pierres et de briques, a été intégralement réhabilité pour s’unir à un second bâtiment entièrement reconstruit. Réhabiliter l’ensemble tout en préservant l’âme du lieu et respecter le caractère patrimonial puis redonner vie au bâtiment sur cour demandent une expertise ainsi qu’un savoir-faire que le Studio Vincent Eschalier a acquis au fil de ses multiples réalisations. L’accès se fait à travers une cour pavée, en passant un portail monumental en pierre orné de ferronneries, un témoignage d’époque qu’il fallait, selon l’architecte, sauvegarder. Le second édifice, accessible via la cour, comporte une façade contemporaine qui contraste avec son voisinage historique. L’ensemble des deux entités, hétéroclite et dissemblable, a été adroitement remanié pour le plus grand bonheur des usagers. Outre les travaux de rénovation et de mise aux normes qui ont permis d’améliorer considérablement le confort des utilisateurs des lieux, les intérieurs comportant des moulures en bois, du parquet d’origine ainsi que des escaliers ont été entièrement revalorisés. Soulignons que, par ailleurs, les réseaux techniques ont été dissimulés dans les faux plafonds, les sols sont désormais habillés de moquette, et les murs arborent des peintures à la chaux. L’ascenseur existant, non fonctionnel, a été supprimé pour permettre la création d’un ascenseur neuf desservant tous les niveaux. Un étage partagé à double hauteur et son plafond voûté en briques vient se glisser entre le rez-de-chaussée et le sous-sol. Aménagé sur toute l’emprise du bâtiment, ce dernier accueille désormais l’entrée principale, plusieurs espaces de vie, une salle de sport ainsi que les locaux techniques.

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    « Infiniment chocolat » bon pour les papilles et les pupilles

    Par Sipane Hoh, le 2 janvier 2025
    Dans le 2e arrondissement de Paris, le boulevard des Capucines se dote d’une nouvelle enseigne. Infiniment chocolat est la première boutique entièrement dédiée au chocolat du pâtissier Pierre Hermé, un écrin original, élégant et subtil créé par Jouin Manku Architecture, Intérieur et design. Au 23, boulevard des Capucines, se trouve une boutique qui croise avec habileté l’élégance de l’architecture et les délices du chocolat. Ce dernier, devenu tantôt icône, tantôt ornement, vient se placer délicatement tel un joyau dans le merveilleux univers qui lui est destiné. À Paris, l’agence Jouin Manku s’est dépassée, elle a créé un intérieur de contes et merveilles où le chocolat est l’unique interprète. Non, il ne s’agit pas d’un simple point de vente mais d’un véritable plongeon dans l’art de cette matière millénaire qui continue à inspirer chocolatiers et pâtissiers. Imaginée par Patrick Jouin et Sanjit Manku, la boutique constitue un hommage au chocolat. L’intérieur est dominé par les teintes sombres, les plafonds en cuivre ondulé, les murs aux diverses nuances et les étagères en bois fumé ; il s’agit de matériaux qui incarnent l’opulence du chocolat, sa texture, mais aussi le savoir-faire du fameux maître-chocolatier. Au centre de cet espace raffiné où une multitude de paquetages de toute taille se lovent dans des compartiments mis en valeur par une lumière tamisée, se trouve le clou du spectacle : l’orgue à chocolat. À l’instar d’une vitrine d’un bijoutier ou d’un coffret d’un parfumeur, le somptueux écrin en cuivre de forme ovale rappelle le travail exquis de l’alliage des saveurs. Cette énigmatique ambiance est adoucie par la présence d’un plafonnier aux tons clairs ainsi que des luminaires symbolisant des bulles de chocolat chaud, tandis que des réglettes précieusement disposées mettent en avant les créations chocolatées encourageant la sélection. Grâce au talent des designers, au 23, boulevard des Capucines, l’architecture intérieure se met au diapason avec l’objet de prédilection pour engendrer une partition artistique fusionnant arôme, plaisir, rencontre, fragrance et récréation.
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    Un nouveau leafting pour Pong

    Par Nat Lecuppre, le 13 janvier 2025
    Pong, le mythique IGH du 15e arrondissement de la capitale a connu une reconversion totale signée des agences Calq et Bond Society pour le compte de Covéa Immobilier. L’immeuble situé au 42, rue Cambronne, datant des années 1970 et construit par l’architecte Marcel Roux, devient avec une réhabilitation de grande envergure un site mixte qui allie coliving, coworking et ERP. L’ancien siège social d’Adoma y avait pris adresse. Une restructuration remarquable. La façade en panneaux béton préfabriqué recouvre les différents volumes. L’édifice est constitué de trois volumes superposés. On trouve un socle émergeant légèrement de la rue, une barre et une tour. Ils se distinguent par des étages en joints creux. Chaque zone créée bénéficie d’espaces extérieurs. Les bureaux sont dans le volume horizontal. Le rez-de-chaussée est ouvert sur la ville. Les sous-sols sont revus et accueillent en double hauteur des activités ouvertes au public. Quant au volume vertical, il abrite des logements en coliving. Le site s’adapte aux nouveaux modes de vie. Pong propose aux jeunes actifs des usages de logements partagés et des espaces de travail en commun pour les jeunes entreprises. 1 100 m2 d’activités sont ouvertes au public (ERP 3e catégorie) avec un local associatif et pour un café. Espaces de coliving. Signés par Colonies, une startup, les espaces de coliving sont dans la partie supérieure, du R+5 au R+13. Un rooftop chapeaute le tout. L’agence Bond Society a accompagné Colonies pour mieux intégrer les nouveaux usages aux lieux. Les architectes ont proposé différentes strates d’intimité. Les espaces se répartissent en trois catégories. On a des espaces partagés avec les paliers, salle de sport, laverie…, des espaces semi-privés avec un salon séjour en commun dans les logements et espaces entièrement privés avec des appartements individuels. L’implantation des logements est faite autour du noyau du bâtiment. Le confort des résidents est pris en compte. Le plancher est renforcé, des cloisons acoustiques sont installées entre chaque chambre. Huit appartements en duplex sont imaginés. Ils proposent douze grandes chambres avec salle d’eau (16 à 32 m2) et sont dotés d’un espace de vie avec une loggia double hauteur. Certaines chambres possèdent un coin cuisine. Le mobilier a été dessiné par l’agence Bond Society et permet plus d’usages sur mesure (bureaux, rangements, assises…). L’offre de coliving est complétée de 30 % de logements intermédiaires à des loyers attractifs. Un incubateur de nouvelles technologies Les espaces de coworking ont été pensés comme un lieu d’échange entre différentes générations, multi-activités. Les trois premiers étages sont livrés bruts. Ils sont décloisonnés et dotés d’une hauteur sous plafond optimisée. Le +4 (en joint creux entre volumes) définit le squelette de l’architecture de Pong. De grandes baies vitrées le long de la façade laissent la lumière naturelle inonder les lieux tout comme au rez-de-chaussée. Au R+1, R+2 et R+3, les vues vers l’extérieur dès les paliers sont offertes grâce à la mise en place de châssis intérieurs toute hauteur dans les circulations. Place à des espaces extérieurs. Le rez-de-chaussée est vitré et apporte de la légèreté au volume en retrait. Il est entouré d’espaces végétalisés (2 000 m2) accessibles aux usagers. La nature est également présente au R+4 avec une immense terrasse

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