Architecture, l'esprit du lieu

Un nouveau leafting pour Pong

Par Nat Lecuppre, le 13 janvier 2025.
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Pong, le mythique IGH du 15e arrondissement de la capitale a connu une reconversion totale signée des agences Calq et Bond Society pour le compte de Covéa Immobilier.

L’immeuble situé au 42, rue Cambronne, datant des années 1970 et construit par l’architecte Marcel Roux, devient avec une réhabilitation de grande envergure un site mixte qui allie coliving, coworking et ERP. L’ancien siège social d’Adoma y avait pris adresse.

Une restructuration remarquable.

La façade en panneaux béton préfabriqué recouvre les différents volumes. L’édifice est constitué de trois volumes superposés. On trouve un socle émergeant légèrement de la rue, une barre et une tour. Ils se distinguent par des étages en joints creux.

Chaque zone créée bénéficie d’espaces extérieurs. Les bureaux sont dans le volume horizontal. Le rez-de-chaussée est ouvert sur la ville. Les sous-sols sont revus et accueillent en double hauteur des activités ouvertes au public. Quant au volume vertical, il abrite des logements en coliving. Le site s’adapte aux nouveaux modes de vie. Pong propose aux jeunes actifs des usages de logements partagés et des espaces de travail en commun pour les jeunes entreprises. 1 100 m2 d’activités sont ouvertes au public (ERP 3e catégorie) avec un local associatif et pour un café.

Espaces de coliving.

Signés par Colonies, une startup, les espaces de coliving sont dans la partie supérieure, du R+5 au R+13. Un rooftop chapeaute le tout. L’agence Bond Society a accompagné Colonies pour mieux intégrer les nouveaux usages aux lieux. Les architectes ont proposé différentes strates d’intimité. Les espaces se répartissent en trois catégories. On a des espaces partagés avec les paliers, salle de sport, laverie…, des espaces semi-privés avec un salon séjour en commun dans les logements et espaces entièrement privés avec des appartements individuels. L’implantation des logements est faite autour du noyau du bâtiment. Le confort des résidents est pris en compte. Le plancher est renforcé, des cloisons acoustiques sont installées entre chaque chambre.

Huit appartements en duplex sont imaginés. Ils proposent douze grandes chambres avec salle d’eau (16 à 32 m2) et sont dotés d’un espace de vie avec une loggia double hauteur. Certaines chambres possèdent un coin cuisine. Le mobilier a été dessiné par l’agence Bond Society et permet plus d’usages sur mesure (bureaux, rangements, assises…). L’offre de coliving est complétée de 30 % de logements intermédiaires à des loyers attractifs.

Un incubateur de nouvelles technologies

Les espaces de coworking ont été pensés comme un lieu d’échange entre différentes générations, multi-activités. Les trois premiers étages sont livrés bruts. Ils sont décloisonnés et dotés d’une hauteur sous plafond optimisée.

Le +4 (en joint creux entre volumes) définit le squelette de l’architecture de Pong. De grandes baies vitrées le long de la façade laissent la lumière naturelle inonder les lieux tout comme au rez-de-chaussée. Au R+1, R+2 et R+3, les vues vers l’extérieur dès les paliers sont offertes grâce à la mise en place de châssis intérieurs toute hauteur dans les circulations.

Place à des espaces extérieurs.

Le rez-de-chaussée est vitré et apporte de la légèreté au volume en retrait. Il est entouré d’espaces végétalisés (2 000 m2) accessibles aux usagers. La nature est également présente au R+4 avec une immense terrasse qui invite les utilisateurs à prendre place et à travailler autrement. Au R+13, dernier étage, un toit terrasse offrant une vue panoramique sur Paris est mis à disposition des colivers. Les loggias en double hauteur favorisent le développement de la végétation.

Une architecture éco-responsable.

Dans ce programme immobilier, les démolitions ont été limitées. Tout a été pensé pour redonner vie à un patrimoine du XXe siècle. L’enveloppe de 1974 en béton préfabriqué marque la signature du site. Le bleu de l’époque laisse sa place au blanc plus organique allégeant l’exosquelette de Pong. Le blanc et les 800 châssis conçus suivant le dessin original soulignent les alvéoles et intègrent toutes les performances thermiques d’aujourd’hui. Le béton est laissé apparent dans tous les espaces. Il est le trait d’union entre tous les programmes. Il marque également la mémoire du patrimoine. La façade conservée a été agrémentée d’une isolation depuis l’intérieur, transformant ainsi le bâtiment en bâti parfaitement isolé.

Ce programme immobilier mixte et hybride a redoré le blason de Pong, qui était devenu désuet voire invisible pour les passants. Aujourd’hui, il devient un nouveau repère dans la ville et même une fierté. De plus, il répond au Plan Climat de la ville de Paris et devient un exemple à suivre.

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    Pong

    42, rue Cambronne

    75015 Paris

    Calq

    6, rue du Sentier

    75002 Paris

    Tél. : +33 (0)1 44 76 97 97

    www.calq.fr

    Bond Society

    16, rue de la Pierre Levée

    75011 Paris

    Tél. : +33 (0)1 86 95 94 82 33

    www.bond-society.com

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 58
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    Les belles demeures ont toujours le vent en poupe

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    D’après une étude OpinionWay menée fin avril-début mai 2024 auprès de 421 répondants (Belles Demeures) ayant un projet d’acquisition ou de vente d’un bien de prestige d’ici deux ans, on peut confirmer que l’immobilier de luxe ou de l’ultra-luxe séduit toujours autant. Belles Demeures, filiale du Groupe SeLoger, est spécialiste de l’immobilier de prestige. Près de 500 000 annonces de biens d’exception sont mises sur leur site qui compte environ 700 000 visiteurs par mois. Malgré un contexte économique difficile, le luxe séduit toujours autant en France. Le marché immobilier du luxe français connaît une croissance de 2,3 % pour les maisons et 1,1 % pour les appartements en moyenne par an. A contrario du marché traditionnel où les maisons marquent une baisse de 1 % pour les maisons et 3 % pour les appartements. Ceci peut s’expliquer par le faible impact de la hausse des taux d’intérêt qui ne concerne pas véritablement la clientèle premium. À Paris, cette différence entre le marché traditionnel et le marché du luxe se ressent. En deux ans, les biens « classiques » ont vu baisser leurs prix de 12 % avec un tarif de 10 000 € / m2. Tandis que les appartements de luxe augmentent de 2,5 % pour un prix médian de 17 441 € / m2 soit environ 1,7 million d’euros, allant même jusqu’à 4,2 millions d’euros pour l’ultra-luxe. Rive gauche, des arrondissements comme dans le 7e enregistrent un prix médian de 3,9 millions d’euros soit + 5 % sur deux ans, + 2,1 % dans le 6e, + 1,9 % dans le 16e. Ce dernier détient 30 % des offres du marché de l’ultra-luxe parisien pour un prix médian de 4,7 millions d’euros. En 2023, Knight Franck réalise une année positive pour l’utra-luxe avec des transactions à Paris entre 50 M€ et 80 M€ (prix moyen 30 400 € / m2). 42 % des ventes concernent les hôtels particuliers, 75 % des ventes pour les biens avec espaces extérieurs, et 56 % des ventes pour les clés en main (« turnkey properties »). Les acheteurs sont majoritairement asiatiques et américains. Ces informations sont confirmées par Sébastien Kuperfis, président de Junot Fine Properties – Knight Frank. On pourrait se dire que tout va bien. Il n’en est pas de même pour les maisons luxueuses d’Île-de-France (Yvelines et Hauts-de-Seine). Leur prix médian de 1,3 ou 1,4 M€ notent une baisse de 5,1 % et 3,2 % sur un an. Seul Neuilly-sur-Seine avec ses hôtels particuliers propose un prix médian de 5,7 M€. Pourquoi cette dissonance avec la ville de Paris ? En fait, les acheteurs pour une maison de luxe en Île-de-France sont français, et souvent ils doivent demander un crédit pour acheter un bien. La multiplication par deux des taux d’intérêt en deux ans est donc le critère qui fait chuter les ventes. Confirmation de Thomas Lefebvre, vice-président Data chez Belles Demeures. L’immobilier de prestige a encore de beaux jours devant lui, surtout en région. Les territoires les plus dynamiques sont la Côte d’Azur (départements 06, 83, 13) avec les maisons luxueuses les plus chères de France, la côte ouest face à l’Atlantique (départements 64, 40, 33, 17, 85 et 44) et en Normandie (départements 14 et 76). La Provence a connu des prix de + 7,2 % en un an, et les Alpes (départements 73,
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    Franprix boosté par Oxygène

    Par Nat Lecuppre, le 12 février 2025
    Le groupe Casino fait appel à l’agence Intangibles Assets Design pour concevoir le nouveau concept de son enseigne Franprix, appelé Franprix Oxygène. L’objectif était de développer la commercialité, de renouveler l’expérience client et de faire de Franprix le meilleur voisin chez qui on aime faire ses courses. Façade, ambiance et parcours revus. La façade se dote d’une couleur complémentaire, un bleu ardoise, et d’une trame verticale qui soulignent l’identification du magasin. Une enseigne drapeau marque l’ouverture du lieu chaque jour. Une enseigne néon LED secondaire rappelle l’ADN commerçant de Franprix : courses, repas et services ! Le magasin s’ancre dans son environnement avec le design et le jeu graphique entre le numéro de la rue et le bardage. L’ambiance souhaitée est chaleureuse, dynamique et réconfortante. Les codes couleur retenus sont solaires et naturels. Les touches orange et beiges se marient avec les matériaux responsables (lames de bois recyclés…). Les plafonds sont en couleur et lumineux. Le carrelage blanc évoque la fraîcheur et la cuisine. L’orange affirme l’identité de Franprix. Le parcours client est repensé. Trois zones distinctes se succèdent. En entrant, la Zone Fresh est un véritable food hall dédié au frais à déguster. La Zone Market est dédiée aux courses pour la semaine. Et la Zone Caisse devient ultra marchande et servicielle. Acteur de la vie quotidienne. L’esprit bon voisin est cultivé. L’humain est remis au cœur du commerce de proximité. On trouve des caisses physiques assistées, les coups de cœur des équipes, les petites annonces entre voisins. Un dispositif est mis en place afin de recueillir les avis des clients. Une zone expo permet à un artiste du quartier d’exposer son œuvre. Une attention est portée à la signalétique. Le magasin devient communiquant. La signalétique crée des repères avec une théâtralisation des engagements RSE de Franprix. Les moments de consommation sont mis en avant (goûter, petit déj, apéro…). Une éco-conception est mise en place avec plus de 40 % de réemploi du mobilier (retail staging des gondoles). L’économie d’énergie est favorisée avec l’optimisation de la lumière naturelle, l’éclairage LED et une façade ouverte. La signalétique du magasin est en carton donc moins coûteuse et plus écologique. Des ateliers Workshop avec des franchisés ont permis de définir et de développer une offre plus diversifiée : une nouvelle marque sélection Franprix, les produits « meilleur rapport qualité prix », une formule midi à 5,50 euros (plat, dessert, boisson), une offre snacking variée, de la promo, des petits prix, une offre d’impulsion innovante et gourmande. Services et proximité. En tant que bon voisin, les services sont également mis à la page. Ils sont multiples (livraisons, casiers Vinted, location de biens en commun (rétroprojecteur, perceuse, petit électroménager…), gardiennage de clefs, bagagerie, station de recharge de vélo, prêts de caddies et de parapluie, bouquet de la semaine, etc. Le concept est modulable. Trois modèles sont proposés. On trouve le magasin de dépannage de 156 m2 comme au 276, avenue Daumesnil à Paris (12e), le magasin complémentaire de 272 m2 comme au 54, rue Belgrand (Paris 20e) et un magasin référent de plus de 450 m2 comme au 112, rue Cardinet (Paris 18e) et

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