Architecture, l'esprit du lieu

Un lieu de soins d’exception

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Par Sipane Hoh, le 6 mars 2026.
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© Agence Richard Bagur

À Paris, un espace de soins pluridisciplinaires inédit voit le jour. Prenant place au 127, rue du Faubourg-Saint-Honoré, la Maison Kheiron porte la signature de l’agence Richard Bagur et UP Design.

C’est l’histoire d’un lieu qui a connu un passé riche en rebondissements. L’établissement bancaire qui a été réquisitionné lors de la Libération est devenu le siège de la Police Judiciaire, pour se reconvertir récemment en un lieu de soins. L’endroit autrefois dédiée à l’investigation devient aujourd’hui la Maison Kheiron qui est propice au soins, à l’écoute et à la détente. Dès l’entrée, le visiteur se trouve dans un univers harmonieux adouci par des arches, des lignes fluides ainsi que de formes enveloppantes. C’est comme si une parenthèse avait été créée pour embrasser l’usager. Une symbolique qui a été reprise dans l’identité graphique conçue par UP Design. Le programme est malgré tout conséquent, dix bureaux de consultation, trois salles d’attente, une salle de prélèvement et plusieurs espaces partagés occupent les intérieurs à l’architecture épurée où les détails sont soignés. Dans ce monde placide agencé avec tact, les matières naturelles et chaleureuses se croisent avec les tonalités douces dominées par le vert pour rompre avec le tintamarre urbain. Pour mener à bien son projet, Richard Bagur se base sur la configuration existante tout en apportant à l’ensemble une véritable note de fraîcheur. La lumière naturelle devient ainsi l’un des critères essentiels ; pour cela, il installe une grande verrière qui apporte la luminosité jusqu’aux zones communes. À Paris, cette nouvelle adresse dédiée aux soins allie haute technicité et esthétique grâce à une intervention aussi sensible que rigoureuse.

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    Maison Kheiron

    127, rue du Faubourg-Saint-Honoré

    75008 Paris

    Tél. : +33 (0)1 40 70 02 31

    www.maisonkeiron.com

    Agence Richard Bagur

    21, rue Claudia

    69002 Lyon

    Tél. : +33 (0)4 78 38 57 70

    www.richardbagur.com

    Retrouvez cet article dans le nda numéro 63
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    Spécial Santé, Bien-être, Bien-vivre

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    Philippe Madec, (a)ménageur de territoires

    Par Lionel Blaisse, le 24 novembre 2023
    Depuis des décennies, l’architecte et urbaniste veille à « ménager » des territoires, plutôt qu’à les aménager, à commencer par ceux de sa Bretagne natale. À ce titre, il n’a eu de cesse de faire le ménage parmi toutes ces idées reçues et diagnostics « foireux » – hérités du modernisme – qui pervertissent depuis trop longtemps notre politique, jacobine et urbano-centrée, du développement des territoires. Au sein du mouvement pour une frugalité heureuse et créative qu’il a co-initié avec l’ingénieur Alain Bornarel et l’architecte auteure Dominique Gauzin-Müller, il fait confiance en la capacité de chaque commune à valoriser ses atouts spécifiques pour faire (re)vivre durablement tous nos territoires, quelle que soit leur densité, à l’aune d’une équité citoyenne retrouvée et du respect de l’environnement. NDA. Depuis des années, vous combattez le prisme urbano-centré régissant la politique française d’aménagement du territoire, notamment au travers de la définition même de l’urbain, au détriment de tout ce qui ne le serait pas. Pouvez-vous nous préciser votre point de vue ? Philippe Madec : Tout début 2015, AMC avait publié un article qui était la transcription d’une conférence donnée pour eux « Le territoire français ne se résume pas à quatorze métropoles ». J’y remettais en cause la vision urbano-centrée de l’aménagement du territoire. Ma longue expérience d’urbaniste, d’architecte ou de « ménageur » du territoire m’avait éclairé sur la grande diversité des établissements humains. J’ai toujours aimé et cherché à travailler à toutes les échelles du territoire français. Notamment mon premier travail reconnu a été dans le bourg de Plourin-les-Morlaix – 900 habitants – pendant… quinze ans ! En fait, je sais, parce que je le pratique, que le territoire français n’est pas majoritairement urbain ! Et les statistiques de l’INSEE – totalement urbano-centrées pour le coup – étaient foireuses, à un point tel que la politique de l’État en France était faussée. Vous me direz que c’était aussi lié à l’histoire des Ponts & Chaussées dans l’aménagement du territoire ! La statistique de l’INSEE était que 77,5 % de la population française était urbaine ! Quand vous faites des statistiques, c’est la définition de ce que vous cherchez qui donne le résultat et comme la définition de l’urbain par l’INSEE à l’époque c’était « est urbain ce qui n’est pas rural et est urbain ce qui compte 2 000 habitants agglomérés sans coupure de 200 mètres », ils arrivaient à ce pourcentage aberrant. Si je ne suis pas d’accord avec les moyens des Gilets jaunes, je dois reconnaître que leur critique de l’aménagement du territoire était d’une puissance réelle et qu’ils ont contribué à changer la politique nationale en permettant de faire la bascule vers les politiques concernant les plus petites entités agglomérées, les centres bourgs et les villes moyennes, auxquelles on assiste actuellement. NDA. Dans un nouveau texte publié récemment toujours dans AMC, vous revenez sur une nouvelle définition des différents états de l’établissement humain et sa genèse… P.M. : Je rencontre grâce à Hélène Peskine – la secrétaire permanente du PUCA qui connaissait mes colères envers cette vision moderniste urbano-centrée, Aziza Akhmouch qui travaille à l’OCDE et m’explique ce que je
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Des nouveaux locaux pour Arsene

    Par Sipane Hoh, le 2 décembre 2025
    Après avoir fêté ses 20 ans en 2024, Arsene, le premier cabinet d’avocats indépendant, spécialisé en fiscalité, vient d’installer son siège au cœur de Capital 8. Situé au 32, rue de Monceau, dans le 8e arrondissement parisien, ce dernier constitue un écrin digne d’une nouvelle aventure. Les nouveaux locaux qui incarnent l’esprit d’innovation d’Arsene sont répartis sur huit étages et totalisant près de 4 600 m². Conçu avec l’appui de Hauteur Libre (assistant maître d’ouvrage), Bube (architectes) et Tétris (contractant général, design & build), ce lieu qui réunit l’ensemble des services du cabinet, notamment Arsene Innovation, filiale dédiée à la fiscalité de l’innovation et aux legaltechs, ou encore les équipes du réseau international Taxand en France, rassemble, transmet, inspire et favorise les synergies. Pour mieux cerner les différents souhaits ainsi que les diverses exigences liées au travail, une équipe interne a orchestré une série d’ateliers participatifs. Les huit plateaux de l’immeuble ont été pensés comme un ensemble fluide et cohérent. L’aménagement comporte une zone de convivialité, propice au travail collaboratif et aux échanges informels, où prennent place plusieurs salons, tisaneries et petites salles de réunion. Tandis qu’une zone transversale regroupe les fonctions support, une autre se dédie au travail individuel. Dès l’entrée, le ton est donné. Le visiteur arrive par un lobby élégant qui contraste avec les codes traditionnels de la réception. C’est un lieu où matières nobles et textures sont mis en avant. Chaque bureau, bibliothèque, placard et élément menuisé a été spécifiquement conçu et agencé pour Arsene. La présence de plusieurs éléments symboliques est à souligner, comme par exemple la structure en verre Magna rétroéclairée ou le plafond cathédral qui participent à rehausser l’élégance du lieu. Le chantier a duré seulement six mois mais le résultat est tout simplement remarquable. « L’aspect naturel et intemporel des matériaux choisis (bois, verre recyclé, tissus naturels), la sobriété du mobilier, la lumière omniprésente, la qualité acoustique : chaque élément a été pensé pour le confort, la réversibilité et l’expérience. C’est un lieu qui raconte une histoire, celle d’Arsene, un cabinet résolument tourné vers l’avenir », conclut Florian Buchart, architecte et cofondateur de Bube architectes. 
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    Les belles demeures ont toujours le vent en poupe

    Par Nat Lecuppre, le 20 janvier 2025
    D’après une étude OpinionWay menée fin avril-début mai 2024 auprès de 421 répondants (Belles Demeures) ayant un projet d’acquisition ou de vente d’un bien de prestige d’ici deux ans, on peut confirmer que l’immobilier de luxe ou de l’ultra-luxe séduit toujours autant. Belles Demeures, filiale du Groupe SeLoger, est spécialiste de l’immobilier de prestige. Près de 500 000 annonces de biens d’exception sont mises sur leur site qui compte environ 700 000 visiteurs par mois. Malgré un contexte économique difficile, le luxe séduit toujours autant en France. Le marché immobilier du luxe français connaît une croissance de 2,3 % pour les maisons et 1,1 % pour les appartements en moyenne par an. A contrario du marché traditionnel où les maisons marquent une baisse de 1 % pour les maisons et 3 % pour les appartements. Ceci peut s’expliquer par le faible impact de la hausse des taux d’intérêt qui ne concerne pas véritablement la clientèle premium. À Paris, cette différence entre le marché traditionnel et le marché du luxe se ressent. En deux ans, les biens « classiques » ont vu baisser leurs prix de 12 % avec un tarif de 10 000 € / m2. Tandis que les appartements de luxe augmentent de 2,5 % pour un prix médian de 17 441 € / m2 soit environ 1,7 million d’euros, allant même jusqu’à 4,2 millions d’euros pour l’ultra-luxe. Rive gauche, des arrondissements comme dans le 7e enregistrent un prix médian de 3,9 millions d’euros soit + 5 % sur deux ans, + 2,1 % dans le 6e, + 1,9 % dans le 16e. Ce dernier détient 30 % des offres du marché de l’ultra-luxe parisien pour un prix médian de 4,7 millions d’euros. En 2023, Knight Franck réalise une année positive pour l’utra-luxe avec des transactions à Paris entre 50 M€ et 80 M€ (prix moyen 30 400 € / m2). 42 % des ventes concernent les hôtels particuliers, 75 % des ventes pour les biens avec espaces extérieurs, et 56 % des ventes pour les clés en main (« turnkey properties »). Les acheteurs sont majoritairement asiatiques et américains. Ces informations sont confirmées par Sébastien Kuperfis, président de Junot Fine Properties – Knight Frank. On pourrait se dire que tout va bien. Il n’en est pas de même pour les maisons luxueuses d’Île-de-France (Yvelines et Hauts-de-Seine). Leur prix médian de 1,3 ou 1,4 M€ notent une baisse de 5,1 % et 3,2 % sur un an. Seul Neuilly-sur-Seine avec ses hôtels particuliers propose un prix médian de 5,7 M€. Pourquoi cette dissonance avec la ville de Paris ? En fait, les acheteurs pour une maison de luxe en Île-de-France sont français, et souvent ils doivent demander un crédit pour acheter un bien. La multiplication par deux des taux d’intérêt en deux ans est donc le critère qui fait chuter les ventes. Confirmation de Thomas Lefebvre, vice-président Data chez Belles Demeures. L’immobilier de prestige a encore de beaux jours devant lui, surtout en région. Les territoires les plus dynamiques sont la Côte d’Azur (départements 06, 83, 13) avec les maisons luxueuses les plus chères de France, la côte ouest face à l’Atlantique (départements 64, 40, 33, 17, 85 et 44) et en Normandie (départements 14 et 76). La Provence a connu des prix de + 7,2 % en un an, et les Alpes (départements 73,

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