Architecture, l'esprit du lieu

Diacasan, ambassadrice du beau

Abonnés
Par Nat Lecuppre, le 27 février 2026.
Image
DR

Après celui de la rue Cardinet dans le 17e arrondissement, Diacasan ouvre les portes de son deuxième showroom parisien. La boutique est située dans le quartier des éditeurs de textile et de mobilier, au 23, rue du Bac dans le 7e arrondissement.

Sandrine Demas, fondatrice et directrice artistique de la maison a fait appel à l’agence Messieurs pour concevoir son nouvel écrin de 60 m2. Il s’agissait d’imaginer une adresse à son image en incarnant son ADN et l’art de vivre.

Depuis vingt ans, Diacasan est une marque qui s’affirme au fil des années, dans l’univers du tapis haut de gamme voire de luxe. Les ambitions et les valeurs de la marque se sont accrues. La maison aspire à développer une offre plus large qui complète ses créations. À savoir : des assises, des miroirs et des coussins. La boutique est dédiée au beau et se veut source d’inspiration pour les architectes, décorateurs et amateurs férus de décoration.

Le ton est donné.

Pour le concept d’aménagement des lieux, le fil rouge est… le bleu. Le bleu est retenu pour mettre en valeur les créations exposées et pour souligner l’identité de la maison. L’agence d’architecture Messieurs a créé un environnement apaisant, inspirant et chaleureux qui conjugue l’art et artisanat. Les espaces sont fluides et modulables. Sandrine Demas a demandé à parQuark, jeune société de design modulable et durable, de concevoir des modules structurels flexibles qui peuvent selon les envies et les besoins s’assembler et reconfigurer à l’infini les lieux.

Diacasan s’affirme en tant que passeur d’émotions en cultivant le beau à travers l’art. Le showroom invite les clients à une immersion créative qui éveille leurs sens. On y découvre l’univers Diacasan aux côtés d’œuvres de l’artiste peintre Jean-Paul Espinosa, du photographe Emmanuel Thibault, du peintre sculpteur Renaud Allirand, du designer Christian Signorel et même de créations de Messieurs.

Diacasan est une pépite du savoir-faire. C’est une invitation à prendre du temps pour soi, afin de contempler et ressentir chaque instant.

Galerie d'images (3)
    Partagez cet article autour de vous
    Facebook
    Twitter / X
    LinkedIn
    Pinterest
    E-mail
    À découvrir
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Se restaurer à l’intérieur d’un iceberg

    Par Nat Lecuppre, le 25 octobre 2024
    L’architecte et designer Regis Botta vient d’imaginer le second restaurant parisien Super Bao. Après sa première adresse dans le XIe arrondissement de paris, Super Bao ouvre au 3, rue Yves-Toudic dans le même XIe. L’enseigne Super Bao a la spécificité de servir des burgers asiatiques appelé des baos. Ces pains cuits à la vapeur garnis de viande ou de légumes sont une spécialité de l’Asie du Sud-Est. Un décor immersif. Pour ce mets exquis, il fallait un décor atypique et dépaysant. Régis Botta vous transporte à l’intérieur d’un iceberg de couleur bleu glacier. L’architecte joue avec les courbes, les matériaux et la lumière pour créer une ambiance aquatique et cristalline. Le parti pris architectural est de fonder le concept sur une seule couleur : la teinte Aqua. Régis Botta joue avec les jeux de lumière et les miroirs aux murs et au plafond. Les lieux deviennent magiques. Ils sont constitués d’une grande paroi courbe peinte, d’un bar d’envoi et d’un bar de dégustation. Les lieux sont ouverts par une grande baie vitrée composée de plusieurs parois en verre sur pivots. Une attention particulière est portée à l’éclairage. Deux lignes de LED mettent en valeur la paroi courbée et illuminent les lieux. Avec les miroirs, elles créent des effets visuels qui animent l’espace. Les teintes lumineuses varient en intensité et en couleur tout au long de la journée. Pour accentuer l’immersion totale dans un chaleureux iceberg intimiste, le choix du mobilier a son importance. Les assises sont sans dossier et en inox et cuir argenté. Des rideaux de perles inox séparent les espaces annexes. Les lieux disposent de 29 places assises et d’une terrasse. Le Super Bao est une adresse incontournable… à vivre et à savourer ! « J’ai souhaité que le vocabulaire clinique du mobilier renforce le côté expérimental du lieu. » Régis Botta.
    Image
    Archi Culture

    LAN Architecture à Rennes, la création d’un symbole

    Par Sipane Hoh, le 3 juillet 2024
    LAN Architecture (Local Architecture Network) possède un panel large de réalisations qui ne se ressemblent pas mais dont chacune d’elles explore une pensée à part entière. À Rennes, Benoît Jallon et Umberto Napolitano ont engendré un projet où la forme dépasse allègrement la fonction. À Rennes, au sein d’un territoire en mutation, dans la ZAC Baud-Chardonnet, situé le long de l’axe François-Château, un projet signé LAN Architecture fait sensation. L’ensemble, qui se caractérise par son minimalisme formel, constitue la première pièce d’une fraction de ville et endosse le rôle de parangon pour la série d’édifices qui vont le suivre. « Le projet devait se positionner dans un territoire en développement et assurer une transition avec le quartier en devenir », souligne Umberto Napolitano, l’un des deux fondateurs de LAN Architecture. Que ce soit par sa taille ou par sa forme, cette réalisation remarquable souffle le renouveau et impacte désormais la vie future du quartier. Pourtant, rien n’a été facile. Le projet est complexe, il se compose de deux programmes qui cœxistent au sein d’une même enveloppe où chaque groupement est connecté par un noyau de circulation vertical interne avec ses propres commodités. Le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), à caractère administratif, côtoie le Centre d’incendie et de secours (CIS) dans un ensemble en forme de T qui a permis d’optimiser les circulations des usagers au sein du bâtiment et d’optimiser leurs temps de trajet. Pour satisfaire le fonctionnement du programme, les architectes ont opté pour une façade commune à tous les espaces qui constituerait, selon eux, l’alternative la plus efficace. Ce n’est pas la première fois que LAN Architecture explore les champs du possible et érige une façade abstraite, bien au contraire, il s’agit pour les architectes d’une constante qui constitue l’une des griffes de l’agence, celle où la configuration d’un projet se cache derrière un monolithisme assumé. « Comprendre l’espace pour réinventer l’espace » étant l’un des principes de LAN Architecture, à Rennes, les architectes ont réinventé un modèle qui s’apparente à une façade non définie derrière laquelle cohabite un monde alambiqué. Notons par ailleurs que le recours à la structure poteaux-poutres et le choix d’un module de façade facilitent une éventuelle reconfiguration future. De même, le module de fenêtre répété rend l’intérieur facilement aménageable. Certaines ouvertures, situées sur la façade donnant vers le sud, sont traitées en façade rideau suivant les fonctions des espaces contigus. Tandis qu’en journée, grâce aux ouvertures, nous pouvons deviner la vie intérieure, la nuit, l’ensemble se transforme en une lanterne. Rappelons par ailleurs que, dans ce projet, la partie vouée au vide est conséquente. En effet, la fraction bâtie constitue seulement 3 900 m², le reste étant composé d’une aire de manœuvre, d’une aire de giration pour les véhicules de secours et de parkings pour véhicules légers, et représente 11 700 m² d’emprise au sol. Les architectes ont préféré implanter l’ensemble construit d’une manière à composer un front urbain sur l’avenue François-Château tout en créant un périmètre arrière au bâtiment où est concentrée la totalité du fonctionnement viaire du site. Ce « morceau tectonique » qui donne une structure
    Image
    Architecture, l'esprit du lieu

    Le très caractéristique Murad Boutique Hotel

    Par Sipane Hoh, le 6 avril 2026
    À Bahreïn, l’histoire perlière offre un aperçu de l’une des riches traditions de l’île. Murad Boutique Hotel fait partie de ces lieux magiques aménagé avec adresse par le studio d’architecture Anne Holtrop. L’industrie perlière a stimulé longtemps l’économie du royaume du Bahreïn, jusqu’au début des années 1930. Le Chemin des Perles a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012, il met en valeur ce patrimoine culturel qui s’étend sur 3,5 kilomètres, du littoral de Bu Mahir jusqu’au complexe de Siyadi situé au cœur de Muharraq, la deuxième ville du pays. La route de ce joyau des mers est tout aussi intéressante que riche en découvertes. Elle comprend un ensemble de bâtiments, principalement des édifices datant du XIXe siècle appartenant à des marchands de perles, un complexe touristique et des places publiques, entre autres. La Maison Murad fait non seulement partie du Chemin des Perles mais elle constitue une étape incontournable car la famille Murad était très impliquée dans l’économie perlière en tant que négociants. Elle sera rénovée et réhabilitée en maison d’hôtes comprenant sept chambres, un restaurant, un jardin et un salon de thé. Le design s’appuie sur un langage de formes rectangulaires incomplètes. C’est l’imperfection de ces formes qui lui confère son caractère. Lorsque plusieurs configurations sont assemblées pour former une façade, un sol, un jardin ou un escalier, les décalages soulignent l’incomplétude et font écho au caractère artisanal de la maison ancienne. Mandatée pour mener à bien le projet de la réhabilitation de cette icône, le studio d’architecture Anne Holtrop propose un projet épuré, minimaliste, qui rend hommage à l’île, à l’histoire et au contexte. Le bâtiment de quatre étages présente un plan composé de deux pièces de même taille, séparées par un noyau. La façade constitue l’élément spatial principal. Le relief est particulièrement visible aux angles. À l’intérieur, le même moulage est utilisé pour les dalles de plancher, comme dans les plafonds. Une certaine poésie se dégage du lieu. À Bahreïn, après avoir livré le Siyadi Museum, l’artiste et l’architecte néerlandais conçoit le Murad Boutique Hotel. Il constitue à lui seul un monument mettant sur un piédestal un genre de brutalisme esthétique qui lui est propre. À la fois rigoureuse et sensible, l’architecture d’Anne Holtrop n’a pas fini de nous ébahir !

    Laisser un commentaire

    dix-huit − 13 =