Urbanisme

Paris brûle-t-il ?

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Par Lionel Blaisse, le 29 avril 2026.
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Conséquences probables du dérèglement climatique, les récentes canicules ayant embrasé la capitale ont conduit les Parisiens à y rechercher âprement l’ombre et la fraîcheur. L’espace public se pare désormais d’ombrières !

L’éloge de l’ombre

Si les arcades de la rue de Rivoli, les passages des XVIIIe et XIXe siècles et les massives plantations des avenues et boulevards parisiens voulues par le Baron Haussmann et Adolphe Alphand ombragent toujours le piéton, ils se sont hélas révélés insuffisants face à la multiplication des épisodes caniculaires depuis quelques années. Dans le cadre de sa stratégie d’adaptation climatique, la municipalité s’engage à créer des zones ombragées accessibles à tous, en particulier aux publics les plus vulnérables (personnes âgées, jeunes enfants, femmes enceintes, mal-logés,…). Lorsque la plantation d’arbres est impossible, des ombrières prendront le relais pour offrir des îlots de fraicheur temporaires aux citadins et touristes.

La Ville a lancé la conception et la fabrication en régie du mobilier expérimenté depuis 2020. Le groupement constitué par SERI – premier fabricant français de mobilier urbain – et AREP – agence pluridisciplinaire experte des enjeux d’adaptation des espaces publics – a remporté le dialogue compétitif. Inédit, léger et contemporain, le mobilier saisonnier conçu par AREP est démontable et modulaire : il se décline en une multitude de typologies (longueur à la demande, 5 largeurs, ajours, de 7 à 100 m2…) propices au cheminement, au stationnement assis, à la préservation des arbres existants. Facile à stocker, il ne requiert que des fondations légères et peu encombrantes. Ses poteaux et sa charpente sont en acier recyclé à plus de 80 %, sa toiture composée de lames en bois Douglas certifié PEFC.

D’esprit minimaliste, son esthétique se fond aisément dans le patrimoine urbain parisien, qu’il s’agisse des pergolas du jardin des Champs-Élysées, des kiosques du Marché aux fleurs de l’île de la Cité ou encore des marchés forains de la capitale. Implantée sur une quinzaine de sites en 2025 – dont un en face de la gare de l’Est – le déploiement de cette nouvelle gamme s’élargira à tous les arrondissements.

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    Architecture, l'esprit du lieu

    « Infiniment chocolat » bon pour les papilles et les pupilles

    Par Sipane Hoh, le 2 janvier 2025
    Dans le 2e arrondissement de Paris, le boulevard des Capucines se dote d’une nouvelle enseigne. Infiniment chocolat est la première boutique entièrement dédiée au chocolat du pâtissier Pierre Hermé, un écrin original, élégant et subtil créé par Jouin Manku Architecture, Intérieur et design. Au 23, boulevard des Capucines, se trouve une boutique qui croise avec habileté l’élégance de l’architecture et les délices du chocolat. Ce dernier, devenu tantôt icône, tantôt ornement, vient se placer délicatement tel un joyau dans le merveilleux univers qui lui est destiné. À Paris, l’agence Jouin Manku s’est dépassée, elle a créé un intérieur de contes et merveilles où le chocolat est l’unique interprète. Non, il ne s’agit pas d’un simple point de vente mais d’un véritable plongeon dans l’art de cette matière millénaire qui continue à inspirer chocolatiers et pâtissiers. Imaginée par Patrick Jouin et Sanjit Manku, la boutique constitue un hommage au chocolat. L’intérieur est dominé par les teintes sombres, les plafonds en cuivre ondulé, les murs aux diverses nuances et les étagères en bois fumé ; il s’agit de matériaux qui incarnent l’opulence du chocolat, sa texture, mais aussi le savoir-faire du fameux maître-chocolatier. Au centre de cet espace raffiné où une multitude de paquetages de toute taille se lovent dans des compartiments mis en valeur par une lumière tamisée, se trouve le clou du spectacle : l’orgue à chocolat. À l’instar d’une vitrine d’un bijoutier ou d’un coffret d’un parfumeur, le somptueux écrin en cuivre de forme ovale rappelle le travail exquis de l’alliage des saveurs. Cette énigmatique ambiance est adoucie par la présence d’un plafonnier aux tons clairs ainsi que des luminaires symbolisant des bulles de chocolat chaud, tandis que des réglettes précieusement disposées mettent en avant les créations chocolatées encourageant la sélection. Grâce au talent des designers, au 23, boulevard des Capucines, l’architecture intérieure se met au diapason avec l’objet de prédilection pour engendrer une partition artistique fusionnant arôme, plaisir, rencontre, fragrance et récréation.
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    Architecture, l'esprit du lieu

    L’agence Oslo vous ouvre ses portes

    Par Nat Lecuppre, le 10 novembre 2025
    L’agence d’architecture Oslo inaugure son nouveau siège social à Strasbourg. Elle a réalisé ses propres bureaux en mettant en application son savoir-faire et sa vision du travail d’aujourd’hui. Oslo est une agence pluridisciplinaire et engagée pour l’environnement dans chacun de ses projets. Son équipe est en pleine croissance. Fondée en 2011 par trois architectes, elle compte trois architectes associés fondateurs et six associés supplémentaires depuis cette année (4 en 2022 et 2 en 2025) et un effectif de 63 personnes.  Une nouvelle adresse écoconçue Pour leurs nouveaux bureaux, Oslo s’installe dans une friche en centre-ville. Elle prend ses quartiers dans un bâtiment industriel du XXe siècle, situé au 21a, rue des Carmes, à Neudorf. Le site est chargé de multiples vies antérieures (ancienne teinturerie, centre de formation de coiffure, fabrique de stores, garage, salle de boxe). Les lieux deviennent une agence d’architecture qui s’implante dans un espace résidentiel et populaire.   Les enjeux d’Oslo avec cette réhabilitation étaient de concevoir un siège social exemplaire alliant confort, performance, convivialité et l’engagement environnemental de l’agence. L’existant a donc été préservé au maximum (la structure, la charpente et le plancher). Les matériaux écologiques sont privilégiés (bois pour les menuiseries, bardages, parquets, isolation et plafonds, tuiles, moquettes et panneaux acoustiques recyclés), ainsi que le réemploi (mobilier reconditionné, matériaux recyclés pour les finitions). La qualité de vie des usagers est mise au centre du projet tout en mettant en avant la biodiversité. Les sols sont désimperméabilisés (520 m² libérés, dont 172 m² rendus à la nature et à la biodiversité) et des arbres sont plantés. La végétalisation améliore le cadre de vie et permet de réduire le réchauffement climatique urbain. Pour une meilleure performance énergétique, on trouve une pompe à chaleur sur nappe, une ventilation double flux et des panneaux photovoltaïques pour l’autoconsommation électrique. Les mobilités douces sont encouragées (garage à vélo, bornes de recharge pour voitures électriques, proximité des transports en commun), 80 % de l’équipe OSLO se rend au travail à vélo. La démarche d’Oslo vise à réduire l’empreinte écologique, préserver les ressources et favoriser un cadre de vie durable et responsable.  Des espaces de bureaux adaptés Les espaces de bureaux sont à l’image des nouveaux modes et rythmes de travail actuels. Diverses ambiances sont créées avec des bureaux individuels et des espaces collectifs. La concentration et la coopération sont mis au cœur du projet d’aménagement des espaces. De nombreuses salles de réunion équipées permettent un travail collaboratif. Des espaces de téléphonie préservent la confidentialité et le confort acoustique. Une attention particulière est portée au confort thermique et acoustique. Il est assuré par des systèmes adaptés (plancher chauffant/rafraîchissant, ventilation double flux, plafonds absorbants, moquettes et mobilier acoustique). Chaque poste de travail est équipé de plateaux réglables et de fauteuils ergonomiques. Un travail sur la lumière est effectué. La lumière naturelle est optimisée par de larges ouvertures et une orientation nord. Les apports naturels sont accentués par la création de puits de lumière.  Afin de favoriser la convivialité et les échanges informels, des espaces de vie partagés sont réalisés. Une grande salle de
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    Architecture, l'esprit du lieu

    Hôtel Norman l’art de vivre à la parisienne

    Par Sipane Hoh, le 2 avril 2025
    Innovation et créativité, harmonie des formes et singularité, matériaux nobles et fonctionnalité, le tout avec une pincée d’originalité, c’est Norman, l’hôtel parisien 5 étoiles signé Thomas Vidalenc. Inspiré de l’univers de l’artiste et graphiste américain, éditeur de beaux livres et professeur de design graphique à Yale, Norman Ives, l’architecte Thomas Vidalenc redéfinit les codes de l’hôtellerie de luxe traditionnelle et livre à Paris une adresse située près des Champs-Élysées, le boutique-hôtel 5 étoiles Norman. Cette nouvelle adresse parisienne est une invitation au voyage, une envie d’ailleurs tout en demeurant un lieu intimiste et serein. Thomas Vidalenc est formel : à travers cet établissement, l’homme de l’art rend hommage à l’artiste qui fait partie des figures majeures du modernisme américain du milieu du XXe siècle. Ainsi, ce lieu unique, situé à deux pas de l’Arc de Triomphe, occupant l’angle de la rue Balzac et de la rue de Châteaubriand, propose un ensemble de services qui font sa particularité. Imaginé comme une destination à part entière, ce lieu ouvert sur la ville évoque un chaleureux appartement privé où chaque visiteur se sent comme à la maison. Norman est identifiable de loin grâce à sa façade en pierre, ses verrières en rondeur et ses balcons verdoyants. L’ensemble surmonté d’un dôme aux lignes élégantes affiche la sobriété et l’élégance. Le visiteur traverse un rideau en velours et se retrouve directement propulsé dans un salon bibliothèque avec cheminée. Ici, pas de réception traditionnelle ni de comptoir impersonnel, mais un intérieur aux teintes chaleureuses ponctué de canapés vintage et d’œuvres d’art bariolées. Dans cet univers hétéroclite, goûts et styles se croisent, par ici des objets de designers brésiliens, par là quelques pièces de mobilier fifties, un peu plus loin plusieurs tableaux américains des années 1970, une multitude d’éléments réunis qui se complètent et s’associent malgré leur disparité et leur provenance. Il en résulte une destination inaccoutumée mais affectueuse. Au rez-de-chaussée, dans le prolongement du salon et du restaurant, le visiteur découvre une cour intérieure privée conçue pour s’y installer ou pour y prendre un café ou déjeuner. Norman ressemble à une grande maison. Avec ses 29 chambres et 8 suites, il favorise le service personnalisé. Pourtant les options sont nombreuses, entre les chambres communicantes pour une famille, une chambre avec un balcon avec vue sur la tour Eiffel, une suite sur le toit pour admirer Paris, les possibilités sont multiples et les diverses expériences déterminantes. Le restaurant de Thiou, qui a longtemps été la référence de la gastronomie thaïlandaise dans la capitale, prend place à l’hôtel Norman où, à l’image du décor, la cheffe concocte des mets variés. Mais l’endroit où les gens se donnent rendez-vous reste le bar du Norman, une adresse qui fait l’unanimité dans le quartier. Pour compléter les différents services, le Norman propose l’espace fitness, équipé d’un large choix de machines, ainsi que le spa et son univers minéral doux et confortable où le visiteur peut choisir entre le large bassin et le sauna. Juste à côté, deux cabines de soins accueillent les massages et protocoles personnalisés Omnisens, la marque française

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